Ce que dit la convention fiscale
Convention du 9 septembre 1966, avenant de 2009. Loyers (art. 6) et plus-values immobilières (art. 15) imposables en France ; la fortune immobilière aussi (art. 24).
Côté France : ce que vous paierez
- Impôt sur le revenu au taux minimum des non-résidents : 20 % jusqu’à 29 579 €, 30 % au-delà (revenus 2025), ou taux moyen sur option.
- Prélèvements sociaux : 7,5 % si vous êtes affilié à la sécurité sociale suisse (accord de libre circulation).
- Micro-BIC 2026 : 30 % d’abattement jusqu’à 15 000 € (meublé non classé), 50 % jusqu’à 83 600 € (classé ou bail mobilité).
- Plus-value : 19 % plus prélèvements sociaux, abattements pour durée de détention. Voir la fiscalité.
- Encaisser les loyers : un compte en France n’est pas obligatoire, un compte européen (SEPA) suffit. Voir encaisser ses loyers depuis l’étranger.
Les impôts propres au pays (Suisse)
- À la revente, un représentant fiscal accrédité est obligatoire en France si le prix dépasse 150 000 €.
- La suppression de la valeur locative votée en 2025 entrera en vigueur au plus tôt en 2028.
Déclarer votre appartement niçois dans votre pays (Suisse)
- Le bien et ses loyers se déclarent dans la déclaration d’impôt de votre canton : exonérés en Suisse, ils servent à fixer le taux de l’impôt sur le revenu et sur la fortune. À Genève, on déclare les loyers encaissés et on joint un compte de gestion.
- Pour la fortune, Genève retient en principe la valeur fiscale attestée par le pays de situation, à défaut le prix d’achat, et pour un bien en France demande une copie de l’avis de taxe foncière. Les autres cantons ont leurs propres règles.
- Le délai de dépôt est fixé par chaque canton : à Genève, 31 mars, avec prolongation possible sur demande.
- Point de vigilance : le bien est en euros. À Genève, sa valeur est convertie en francs au 31 décembre de l’année fiscale ; pour les loyers, renseignez-vous sur le cours retenu par votre canton.
Les intitulés et dates sont ceux publiés par l’administration fiscale du pays ; ils évoluent chaque année : faites-les confirmer par un conseiller fiscal de votre pays.
Et si vous achetez via une SCI ?
La convention vise les sociétés civiles françaises soumises au régime des sociétés de personnes ; aucune doctrine fédérale ou cantonale publiée n’a été trouvée sur leur traitement en Suisse.
Rappel côté France : une SCI qui loue en meublé devient passible de l’impôt sur les sociétés au-delà de 10 % de recettes commerciales, et une société dont l’activité principale est la location d’immeubles doit compenser dès le premier logement pour obtenir un changement d’usage à Nice.
Quel montage, en général ?
Le nom propre (LMNP) bénéficie directement de l’exemption. Une SCI demande une validation cantonale préalable.
Orientation générale, à valider avec un fiscaliste de votre pays et un notaire français avant l’achat.
Le changement d’usage, sans vous déplacer
Aucune condition de nationalité : un propriétaire résidant en Suisse dépose comme un Français, souvent par mandat. Nous préparons et déposons votre demande gratuitement, et nous gérons ensuite le logement en anglais, à 20 % HT (24 % TTC) en courte durée ou 15 % HT (18 % TTC) en bail mobilité.
Comment éviter la double imposition
Exemption avec progressivité, pour le revenu et pour la fortune (art. 25 B) : le bien niçois sort de votre base suisse mais compte pour le taux, y compris pour l’impôt cantonal sur la fortune.
Accompagnement gratuit
Nous déposons votre demande de changement d’usage.
Dossier préparé, pièces vérifiées, dépôt en votre nom, suivi en ligne. Sans frais, sans engagement.
100 % gratuit
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